samedi 21 juin 2014

caprices de milliardaires encore


La milliardaire qui fait grincer Gstaad

Isabelle Tasset
Heidemarie et Curt Engelhorn (Dukas)
Heidemarie et Curt Engelhorn  (Dukas)
Heidemarie Engelhorn a fait fermer plusieurs boutiques sur la luxueuse Promenade de la station. La milliardaire riposterait aux entraves mises à ses projets immobiliers
En cette période de Fêtes, les Champs-Elysées de l’Oberland bernois, autrement dit la Promenade de Gstaad, grouillent à nouveau du beau monde qui fait sa renommée comme l’une des stations les plus huppées de Suisse. Le défilé des élégantes en veste de fourrure sur jean slim et cachemire fait autant partie du spectacle que les vitrines somptueuses, exposées dans des petits chalets centenaires soigneusement rénovés, les traîneaux tirés par des chevaux ou les habits traditionnels des serveuses de l’hôtel Rössli.
Authenticité et luxe, les deux ingrédients magiques, cohabitent toutefois moins bien ces temps-ci. En septembre dernier, 17 commerces de la station étaient vides ou à remettre, selon le journal local Anzeiger von Saanen. En cause, une certaine Heidemarie Engelhorn, qui aurait fermé cinq magasins qu’elle gérait, selon son voisin commercial, Stephan Romang, propriétaire du salon de thé Charly’s, véritable institution au cœur de la Promenade.
Pas facile d’obtenir des informations, car lorsqu’on évoque cette dame à Gstaad, la conversation retombe. Les notables locaux se taisent. Son nom n’apparaît nulle part, sa photo non plus. Et l’intéressée n’a pas donné suite à nos questions. Une discrétion typique de son niveau de fortune qui l’a propulsée dans le club très confidentiel des super-riches où elle côtoie les Scheufele (Chopard) ou les Mantegazza (Globus voyages) sur leur yacht, d’après un portrait de son mari paru dans Manager-magazin-online . C’est pour lui qu’elle a loué Neuschwanstein, le château de Louis II de Bavière, pour son 85e anniversaire en 2011.
Ils se sont mariés en 1995. Curt Engelhorn est à la tête de près de 4 milliards de francs selon le magazine Bilan, depuis la vente à Roche, en 1997, de l’entreprise de pharma familiale Boehringer, dont il a fait, en trente-six ans, une société florissante. La commune respecte avec zèle la discrétion requise par le couple d’origine allemande, qui a jeté son dévolu sur Gstaad après avoir renoncé au paradis fiscal des Bermudes, trop loin de l’hôpital, à Londres et New York, respectivement trop triste et pas assez tempéré pour madame, selon une autobiographie non publiée de son mari intitulée Hefel und Teig («La levure et la pâte»).











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