samedi 23 août 2014

Chapitre VII: LES AUTRES VOISINS DE 1991 à 1998. 1/ la villa WANDA.




















Chapitre VII: LES AUTRES VOISINS DE 1991 à 1998.

1/ la villa WANDA.


De part et d'autre  du chemin existent deux propriétés. A l'est se trouve la villa "Wanda", anciennement Villa Jacqueline du nom du premier enfant de son premier propriétaire. 

C'est l'architecte, géomètre qui acheta en 1929 du lotisseur un morceau du lot 13 du lotissement qu'il avait lui-même divisé en sa qualité de géomètre, pour y construire une belle villa  sur deux niveaux, avec le confort moderne.  Il établie au rez-de-chaussée un espace de travail avec une grande pièce pour le dessin, son bureau et des toilettes, le tout ayant  une porte entrée indépendante. Toujours au rez-de-chaussée, une autre porte d'entrée donne sur un escalier qui relie la partie habitation au premier étage et les pièces du reste du rez-de-chaussée donnant sur le jardin qu'il aménage  en cuisine et salle à manger

            Au premier étage se situe l'habitation principale avec son escalier d'accès extérieur, et sa porte d'entrée. C'est la que vit principalement   ce géomètre, la cuisine et la salle du bas ne servant que lorsque les beaux jours arrivent.

            En 1932, il achète l'autre partie du lot 13 qu'il avait divisé en 1929, reformant quasiment à l'identique le lot 13 initial, à l'exception de l'emprise du chemin sur les lots 13 et 13 bis (d'une largeur de 4 mètres environ tout le long du coté ouest  de ces lots) qu'il crée à l'occasion de cette division pour desservir les lots 13 bis, 17 bis, 14 bis et 16 bis, enclavés du fait de la division.

            Sa propriété a une superficie d'environ 600 m², et une espace de jardin sur tout le lot 13 bis, alors que tout lot de lotissement est un terrain à bâtir par essence même.  L'accès à ce lot se fait par le lot 13 auquel il est contigu.
           
            Le lotisseur est mort depuis 1932 et ses héritiers ne souhaitent pas continuer son œuvre en France. Ils sont américains, riches, vivant des dividendes de la société de machine à coudre SINGER, et entendent se débarrasser des propriétés françaises, à l'exception d'une seule, celle qu'occupait leur père à coté du port.

           Le lot 14 bis, seul encore propriété de la société du lotisseur, est vendu le 2 février 1938 au géomètre, qui possède alors trois lots les uns derrière les autres.

            Il met le tout en vente en 1939 car il est parti s'établir dans le Vaucluse. 

            C'est ainsi que le 9 novembre 1939 le lot 14 bis, celui le plus éloigné des routes, est vendu à André et Andréa.


            Le reste de la propriété, la villa Jacqueline et le jardin ( lot 13 bis) est mise en location de 1939 à 1954. Plusieurs familles défilent dans cette maison dont une couturière qui installe son atelier au rez-de-chaussée.

            Les années passent et en  juillet 1954 la maison est finalement vendue à un couple de personnes d'une cinquantaine d'années ayant deux filles dont l'une est déjà mariée et attend son troisième enfant.
               L'autre à 19 ans et fait des études d'anglais.
              Le mari est comptable et l'épouse ne travaille pas.  Ils viennent un peu l'été, un peu à Pâques  mais pas l'hiver.  La maison est fermée durant de longs mois.

                Après l'acquisition ils ont changé le nom de la villa en Villa WANDA. 

            Les années passent, le mari décède en 1974, la maman fait donation en 1980. Les filles sont propriétaires mais l'ainée ne s'y plait pas, trouvant pas d'activité suffisante dans le village, l'autre s'étant mariée dans un pays du nord de l'Afrique ou elle y vit,  ne vient dans la maison de la cote d'azur que quelques jours en fin juillet avant de partir prendre des vacances en Bretagne.

            En 1990, les pays du nord de l'Afrique subissent une nouvelle vague xénophobe qui poussent la seconde fille à quitter le pays de son mari avec famille et bagages sous peine de se voir égorgés, au motif de mariage mixte, de religion, d'anti-européanisation, misogynie....

            Et voilà donc que Josiane débarque du bateau. L'heure de la retraite a sonné pour elle qui travaillait pour entreprise française à l'étranger. Mais son mari, Noureddine, qui avait une activité d'avocat, ne va pas percevoir la retraite à laquelle il aurait pu prétendre dans son pays puisqu'il n'y vit plus. Il faut donc qu'il s'installe de nouveau en France, car il ne peut concevoir de vivre au crochet de son épouse. Elle étant de nationalité Française, il obtient de droit celle-ci et ouvre un cabinet avec un confrère de là-bas lui aussi exilé.

            Au début ils vivent à Nice dans l'appartement de la maman, encore en vie. Mais rapidement son état se dégrade et il faut la placer en maison. La solution du financement de cette maison sera de vendre l'appartement de Nice et de venir vivre au village dans la villa Wanda.
            A partir de ce jour, encouragés par François ils vont se garer quotidiennement dans le chemin, n'en refermant pas le portail, et y faire venir leurs visiteurs et locataires car depuis une vingtaine d'année la villa est louée durant tous l'été.
            Les deux filles n'ont pas d'argent ou le gaspillent et ne peuvent subvenir aux réparations essentielles de la maison. La location saisonnière a permis de provisionner les taxes foncières et d'habitation et les charges fixes.
            Mais en venant y habiter cet équilibre est rompu. Ne pouvant plus demander à sa sœur qui la laisse occuper la maison sans verser de loyer, Josiane doit subvenir toute seule à ces charges.

            Elle a quand même recours à la location  de vacances au mois d'août pour se faire un peu d'argent pendant qu'elle-même part en vacances 15 jours et passe les 15 autres chez sa sœur à Nice.
            La même famille parisienne vient occuper la villa Wanda durant environ 20 ans. Les enfants, petits enfants succèdent aux grands-parents. Ils venaient d'abord en train puis sont venus avec une voiture, puis deux, puis trois… Le chemin a été envahi de leur stationnement durant le mois d'août.

            En 1995 la mère de Josiane décède et le jardin cesse d'être entretenu.

            Les arbres et haies de clôtures ne sont plus taillés, dépassent de manière éhontée sur le chemin, l'amputant d'un mètre de large.

            Mais cependant l'espace de leur stationnement quotidien est taillé régulièrement pour pouvoir y rentrer. Noureddine qui prend la voiture tous les matins vient faire demi-tour au bout du chemin pour pouvoir se garer dans le sens du départ et surtout ouvrir sa porte de voiture dans un espace libre de branchage.

            Il y a une sorte d'accord tacite entre François, Josette et Noureddine. Chacun a un emplacement de stationnement défini dans le chemin, duquel est exclu Remi.

             

           


           
              

             













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